Historique
16ème siècle :
1538 : date du soubassement du clocher, inscription au-dessus de la porte ouest : « ce fut commencé en 1538 ». Le porche Sud serait de la même période ainsi que la vieille sacristie.
1581 : date inscrite sur la fenêtre de la vieille sacristie.
17ème siècle :
1628 : la foudre ayant frappé la tour du clocher, il fallut l’abattre et la reconstruire. Ces travaux auraient duré environ 50 ans. En 1629, salaire versé à F.LIORZOU pour le démontage du clocher. En 1634, travaux de charpente et de ferronnerie, en 1655 il est question de cimentation réalisée par J. CLECH. En 1682, les archives mentionnent le prix des pierres qu’il avait fallu prendre à la carrière pour rebâtir le clocher : 91 livres, 13 sols.
18ème siècle :
1737 : date inscrite sur la fenêtre de la nouvelle sacristie. D’après les archives, l’ancienne était trop obscure et n’offrait aucune « commodité à Messieurs les Prêtres ! ».
19ème siècle :
Le 3 juin 1877 : le conseil de fabrique écrit ceci :
« On ne peut plus ajourner la restauration de l’abside et d’une partie du transept, car les murs cèdent sous le poids de la charpente et de la toiture ; ils sont tout lézardés en plusieurs endroits et surplombent à faire peur. En plus, l’église est insuffisante pour contenir sa population, et se voit encombrée tous les dimanches par une foule d’habitants venus des quatre paroisses voisines ne se trouvant qu’à 3 ou 4 km du Cloître, alors qu’ils sont à 6 ou 8 de leurs paroisses respectives. Pour assister aux offices à l’intérieur de l’église, il faut arriver au moins un bon quart d’heure à l’avance, sinon il faut y assister du cimetière et on n’a que son parapluie pour se garantir de la pluie ou du soleil… »
À la fin du 19ème siècle (1879), il fallut réparer et allonger l’abside. C’est à cette période que le chevet plat à une seule verrière a été remplacé par le chevet actuel à pans coupés. L’abside n’avait que 1,50 m de profondeur, elle sera prolongée de 4,10 m.
20ème siècle :
1952 : réfection de la toiture. Les ardoises sont remplacées mais la charpente n’est pas restaurée.
1979 : réfection des enduits et des peintures intérieures et remise à niveau du dallage.
1995 : restauration de la statue St Michel par M.POILPRE.
21ème siècle :
2011 : restauration de la bannière St Blaise.
2012-2013 : restauration totale de la charpente et de la toiture pour un montant de 678 346€ TTC.
Les extérieurs de l’église
- Porche sud : statue en pierre, vierge à l’enfant du 16ème, sablière sculptée, porte très ancienne. Aux angles extérieurs du porche, deux pierres de crossettes sculptées.
- Le clocher : une des deux cloches en bronze, datée de 1696, est classée Monument Historique. L’autre a été fondue en 1919.
- Le calvaire serait du 16ème siècle. Statues d’un ancien groupe Saint Yves dans les niches. Remarquer la tête de mort.
Pour mémoire :
- Orfèvrerie : un calice et une navette à encens en argent, œuvres de Benjamin Février, Maître orfèvre à Landerneau (vers 1752-1770), et un encensoir en argent de la même période, (classés MH), provenant de l’église du Cloître, sont actuellement entreposés dans la vitrine sécurisée de l’église de Pleyben.
- Ancien ossuaire : en 1952, l’ancien ossuaire dont la toiture était en mauvais état a été démonté. Les pierres ont été données à la paroisse de Plougastel-Daoulas qui l’a remonté à l’entrée du cimetière actuel.
Le mobilier
- Transept Sud : retable (classé MH), bois polychrome du 17ème siècle ; au centre, une Pieta entourée de Sainte Catherine et Sainte Anne.
- Abside : maître autel en bois polychrome du 17ème, Christ en Croix du 16ème ; à droite, Saint Joseph, à gauche, Saint Blaise, tous les deux en bois polychrome du 17ème siècle. La cuve de l’ancienne chaire sert d’ambon dans le chœur.
- Transept Nord : retable du 17ème siècle classé Monument Historique : Notre Dame de Lorette, entre Saint Paul et Saint Jean Baptiste.
- Un confessionnal en bois daté de 1770.
- Au-dessus de la porte de sacristie : Saint Michel terrassant le Dragon, bois polychrome du 17ème siècle.
- Nouvelle sacristie (daté de 1737) : remarquer les têtes sculptées ornant la frise. Lors des travaux de 2013, les placards attaqués par le mérule sont démolis. Des pierres sculptées sont alors découvertes derrières ces placards. Un système d’évacuation au niveau du sol (des latrines ?) et un autre à hauteur des mains.
- Ancienne sacristie (datée de 1581) : l’entourage en dalles de schiste visible actuellement a été découvert lors de travaux de 2013. Des madriers en bois (dont quelques-uns sont conservés comme témoins) tapissaient l’ensemble des murs. Porte très ancienne.
- Bas côté gauche : statue de Saint Antoine en deux bannières.
- Au fond, Mur Ouest : groupe Saint Yves entre le riche et le pauvre (classé MH), bois polychrome 16ème (très beau groupe qui mériterait d’être restauré).
- Bas-côté droit : fonds baptismaux et statue d’une vierge avec enfant emmailloté, statue de Sainte Thérèse, bannière Saint Blaise et Cruxifiction, du 18ème siècle, (classé MH, restaurée en 2011), statue de Notre Dame de Lourdes.
- Les sablières : remarquer les nombreuses sculptures. Certaines d’entre elles, datant probablement du 16ème siècle, ont été découvertes lors des travaux, traitées et remises en place sur les nouvelles poutres de sablière. Des personnages similaires, sculptés par des charpentiers lors des travaux de 2013, ont complété cette décoration. Remarquez plus particulièrement le blochet d’angle du transept Sud et de l’abside, découvert lors des travaux en 2012. Il date probablement du 16ème siècle.
- L’horloge à cage : mécanisme très ancien, typique des horloges à cage verticale et à foliot des 16ème et 17ème siècles.
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